-J'ai peur de ne plus être capable d'aimer.
-On passe tous par là un jour ou l'autre.
-Tu comprends pas! J'ai comme un cratère à la place du coeur. Un grand vide.
-Et moi c'est un trou noir que j'ai à la place du coeur. Arrête de t'inquiéter.
-On fait l'amour?
-Ouais, c'est une idée.
vendredi 23 octobre 2009
dimanche 18 octobre 2009
Vanessa
-Dis donc, t'as entendu parler de Vanessa, dernièrement?
-Vanessa, elle est morte avec une aiguille dans le bras.
-Vanessa, elle est morte avec une aiguille dans le bras.
samedi 10 octobre 2009
Blog moribond
Qu'est-ce qu'on fait avec un blog moribond?
La vie me sollicite de toutes parts. Plus le temps d'écrire ici. Rupture, déménagement en vue, composition d'un troisième album pour mon groupe, maîtrise presque terminée, saouleries compensatoires, lectures.
J'ai déjà eu des lecteurs, mais des lecteurs, c'est capricieux, ça va et ça vient, et quand ça trouve rien à se mettre sous la dent, ça va voir ailleurs. Y'a tu encore quelqu'un qui passe ici de temps en temps?
Refrain de la chanson sans rime ni raison: qu'est-ce qu'on fait avec un blog moribond?
La vie me sollicite de toutes parts. Plus le temps d'écrire ici. Rupture, déménagement en vue, composition d'un troisième album pour mon groupe, maîtrise presque terminée, saouleries compensatoires, lectures.
J'ai déjà eu des lecteurs, mais des lecteurs, c'est capricieux, ça va et ça vient, et quand ça trouve rien à se mettre sous la dent, ça va voir ailleurs. Y'a tu encore quelqu'un qui passe ici de temps en temps?
Refrain de la chanson sans rime ni raison: qu'est-ce qu'on fait avec un blog moribond?
vendredi 11 septembre 2009
7 vérités compromettantes à propos de MOI

1. Il m'arrive encore de mesurer ma queue de temps en temps.Comme si à 31 ans ça pouvait encore pousser c't'affaire-là.
2. Mon rêve c'est de me réincarner en clitoris. Mais franchement, je crois pas que j'ai un assez bon karma.
3. J’ai « fait l’amour » pour la première fois à 7 ans. Je me souviens pas de grand chose, sauf que Mélissa et moi, on avait mangé du melon cet après-midi-là et qu’on voulait regarder les étoiles avec mes jumelles transformer ™.
4. Je pense que je me suis inventé une névrose à l’adolescence juste pour pouvoir aller voir de temps en temps les seins auxquels était rattachée la psychologue de la polyvalente.
5. Mon premier gros kick, c’était Sophie, la nièce de l’Inspecteur Gadget. J’étais jaloux en crisse de son chien.
6. J’ai les cheveux châtains, la barbe rousse et le poil de… ah oubliez ça.
7. La fille qui a accepté de m’embrasser juste après que je me sois vomi les tripes, je m’en suis pas rendu compte sur le coup -et j'ai presque honte de l'avouer-, mais elle a baissé d’une coche dans mon estime.
(PS.: La photo qui accompagne ce texte a crissement pas rapport, mais avouez que ça pique la curiosité.)
mercredi 9 septembre 2009
Vivement un de ces dérapages
Je me demande combien de temps ça va durer, cette quête de la perfection. Parce que la perfection, on s'entend, c'est chiant pas à peu près. Rien ne nous rend plus humains que d'énormes défauts assumés.
Quand est-ce que je vais commencer à trouver fades les pois chiches? Quand vais-je cesser de consulter les informations nutrionnelles sur les emballages des aliments? J'ai perdu 20 livres en 3 mois, je m'entraîne avec constance, bravo! J'ai jamais été aussi en forme, je ne bois presque plus, mais en-dedans,c'est le délabrement secret. Je retape la facade mais dans les murs, les poutres craquent, les fils se touchent.
Je suis sérieux dans mes études. J'ai un plan sérieux, un sujet sérieux, une démarche sérieuse, attention, attention, oh la la, je suis sérieux. Aussi sérieux qu'une inscription sur un monument funéraire. Mes amis sont fiers de moi, mes parents aussi, tout le monde trouve que j'ai de l'avenir, c'est beau l'avenir mais le présent lui? Tu vois, certains soirs, je réfléchis tellement que tout s'embrouille et même en me bouchant les oreilles, j'entends même plus mon coeur battre.
Et je me dis: vivement un de ces dérapages, une de ces dégringolades, un de ces élans de folie mystérieuse qui vont me garrocher comme par enchantement dans les bras d'une inconnue aux cheveux doux, une fille qui va me comprendre ne serait-ce que le temps d'un baiser ou l'instant d'un baise, oui, parce qu'en ce moment, je voudrais toucher et je voudrais qu'on me touche, simplement, juste être là avec toi à l'horizontale, ma main sur ta hanche pendant que tu me racontes ta vie comme si t'allais mourir demain, et c'est un désir tellement profond que j'en ai mal aux os.
Quand est-ce que je vais commencer à trouver fades les pois chiches? Quand vais-je cesser de consulter les informations nutrionnelles sur les emballages des aliments? J'ai perdu 20 livres en 3 mois, je m'entraîne avec constance, bravo! J'ai jamais été aussi en forme, je ne bois presque plus, mais en-dedans,c'est le délabrement secret. Je retape la facade mais dans les murs, les poutres craquent, les fils se touchent.
Je suis sérieux dans mes études. J'ai un plan sérieux, un sujet sérieux, une démarche sérieuse, attention, attention, oh la la, je suis sérieux. Aussi sérieux qu'une inscription sur un monument funéraire. Mes amis sont fiers de moi, mes parents aussi, tout le monde trouve que j'ai de l'avenir, c'est beau l'avenir mais le présent lui? Tu vois, certains soirs, je réfléchis tellement que tout s'embrouille et même en me bouchant les oreilles, j'entends même plus mon coeur battre.
Et je me dis: vivement un de ces dérapages, une de ces dégringolades, un de ces élans de folie mystérieuse qui vont me garrocher comme par enchantement dans les bras d'une inconnue aux cheveux doux, une fille qui va me comprendre ne serait-ce que le temps d'un baiser ou l'instant d'un baise, oui, parce qu'en ce moment, je voudrais toucher et je voudrais qu'on me touche, simplement, juste être là avec toi à l'horizontale, ma main sur ta hanche pendant que tu me racontes ta vie comme si t'allais mourir demain, et c'est un désir tellement profond que j'en ai mal aux os.
lundi 7 septembre 2009
Je vis mal
Quoi qu'il en soit, je vis mal. Mal ce jour-ci, et probablement aussi mal le jour qui suivra. De même que toute cette série de jours qui s'enchaîneront, tous semblables à peu de détails près, lents et longs, avec la monotone régularité qui nous mène droit à la mort.
Chaque parole est un arrachement. Emmuré en moi-même, j'observe par le soupirail la faible lumière qui coule du dehors. Clarté noire qui n'éclaire rien. Si seulement ce repliement stratégique me permettait d'être habité par le sens. Mais non. Il n'y a que du vide à l'intérieur, contenu par ma peau, cette cloison de béton qui me sépare d'un autre vide, terrible, immense, infini, vide peuplé de questions qui n'engendrent jamais de réponses, jamais, seulement davantage de questions. La roue tourne, mais ne va nulle part.
J'aimerais croire. En n'importe quoi. J'aimerais pouvoir croire, adhérer à une cause qui me dépasse, mais cette douce naïveté nécessaire à tout engagement, cette force aveugle, je l'ai perdue depuis longtemps. Et elle a été remplacée par le doute, permanent, aigu, cuisant, le cynisme de l'iconoclaste, la lucidité stérile, le sentiment de l'absurdité souveraine.
Mes amis, oh mes amis, où êtes-vous donc? Dans mon huis clos, l'ampleur de la catastrophe est sans précédent. J'assiste, impuissant, à la progressive dégradation des relations humaines; c'est simplement terrifiant. J'ai une boîte hotmail; je reçois beaucoup de polluriels. J'ai aussi un compte Facebook, splendide vitrine pour élucubrations diverses; j'ai presque 200 amis. Le téléphone ne sonne jamais; je n'appelle personne non plus. Les gens passent dans ma vie, passent rapidement, et laissent peu de traces. On s'utilise réciproquement, nos motifs peuvent être louables, voire nobles, certes; ça ne change rien à l'affaire.
Voilà où mène un excès de conscience. Ou serait-ce une phase passagère de dépression? Quelle merde. Oubliez tout ce que je viens de dire. Il n'y a rien de bon à en tirer. Philosophie creuse, sans profondeur ni portée aucune; phrases de con pour séduire les cons. Parfois, la netteté de mon intelligence me paraît indubitable; cette impression ne dure, hélas! jamais bien longtemps. Je pourrais écrire mieux; je pourrais ne pas écrire aussi, et ça serait encore mieux.
Je devrais aller me coucher. Dormir vingt heures d'affilée, oui; plonger dans un sommeil épais, opaque, sans rêve ni cauchemar. Demain, ça devrait aller mieux. On dit ça, comme ça: Demain, ça devrait aller mieux, ou bien: La nuit porte conseil. On dit ça de même... on dit plein de choses.
mercredi 2 septembre 2009
Je décrisserai
Je décrisserai quelque part en Égypte. Je changerai de coupe de cheveux : ma raie impeccable cédera la place à des dreadlocks qui se transformeront peu à peu en véritable insectarium. Un chat jaune m’aura pris en affection. Un chat maigre, comme moi, plein de puces et de tiques. À temps perdu, c’est-à-dire à temps plein car je cultiverai le désœuvrement, je dresserai ces bestioles pour présenter un spectacle de puces savantes aux enfants pauvres du quartier. Leurs applaudissements et leurs rires seront ma récompense, leurs grands-pères me donneront du thé.
Jusqu'au jour ou je m'apercevrai que ces saloperies d'enfants ont mangé mon chat.
Je redécrisserai ailleurs.
Jusqu'au jour ou je m'apercevrai que ces saloperies d'enfants ont mangé mon chat.
Je redécrisserai ailleurs.
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